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LE PARISIEN Laurent, victime d'un mariage gris
LE PARISIEN  Laurent, victime d\'un mariage gris
 

Laurent Avice, ouvrier chez Saverglass, a cru vivre une belle histoire d’amour avec une Malgache de 30 ans. Mais la belle, rencontrée sur Internet, semblait surtout intéressée par un titre de séjour.

PATRICK CAFFIN | Publié le 05.08.2011, 07h00

La rencontre a eu lieu sur Internet en octobre 2007. « Je suis divorcé depuis 1999. Je me suis inscrit sur un site où j’ai fait la connaissance d’Andréa, raconte Laurent Avice. J’ai découvert une femme douce, aimante et belle. Ce n’est qu’après que j’ai compris qu’elle habitait Madagascar. » Pendant cinq mois, les deux tourtereaux communiquent par MSN.

« Je suis tombé amoureux. A un moment il est devenu évident qu’il fallait soit arrêter, soit vivre ensemble, indique Laurent Avice. Sauf que pour faire venir Andréa, je n’ai rapidement pas eu d’autre choix que de l’épouser et attendre la transcription du mariage. Je n’étais vraiment pas chaud pour le mariage, mais j’étais amoureux. »

Laurent Avice entame les démarches administratives pour convoler en justes noces. « J’ai rempli une tonne de papiers. La procédure semblait très stricte.  » Le 8 février 2008, Laurent Avice s’envole pour retrouver l’élue de son cœur. « A mon arrivée, je retrouve la femme que je connaissais, précise-t-il. Tout se passe très bien. Je vais chercher le certificat de capacité à mariage et nous nous marions le 21 février. »

Laurent Avice rentre en France où sa femme le rejoindra le 18 juin. « J’étais le plus heureux des hommes, insiste-t-il. J’ai vite déchanté. Ma femme s’absentait très souvent et me parlait plus d’argent que d’amour. » En août 2009, Andréa part à Madagascar pour « revoir sa famille ».

Un mois plus tard, elle rentre en France, mais un événement va bouleverser la vie du couple. « Ma femme était enceinte, lâche Laurent Avice. J’ai insisté pour l’accompagner à l’échographie et je découvre que l’enfant a été conçu pendant son séjour à Madagascar. Il était hors de question que j’élève l’enfant d’un autre. Je lui propose un divorce à l’amiable. Elle accepte mais demande 5000 € de pension alimentaire. »

« Mon avocate a commencé par demander le divorce pour faute, précise Laurent Avice. Au fil des preuves que nous avons amassées, nous avons demandé la nullité du mariage. La partie adverse m’a accusé de violences conjugales, viol et proxénétisme, mais les deux dernières accusations ont été abandonnées. Il y a deux mois (le 10 juin), le tribunal d’Amiens nous a renvoyés dos à dos. Nous sommes donc toujours mariés. J’ai fait appel de la décision et le parquet se joint à moi pour la demande d’annulation du mariage. »

Dans son combat, Laurent Avice est soutenu par l’association Anvi (Association nationale des victimes de l’insécurité). Il a pris connaissance d’autres cas de mariages « gris », ces unions où l’un des deux conjoints aurait trompé l’autre sur ses sentiments pour obtenir un titre de séjour (voir encadré). « J’ai compris que je n’étais pas un cas isolé. Il y a beaucoup de dossiers comme le mien et deux tiers des victimes sont des femmes. Moi, je me bats pour obtenir justice, pour que la vérité éclate et puisse servir à d’autres personnes ».

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