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Le courrier Picard : FEUQUIÈRES Mariage gris: le livre témoignag
Le courrier Picard : FEUQUIÈRES Mariage gris: le livre témoignag
 

Le courrier Picard : FEUQUIÈRES Mariage gris: le livre témoignage de Laurent Avice

Victime d'un mariage gris non reconnu par la justice, Laurent Avice vient de publier un livre témoignage. Il dénonce «la chape de plomb» qui entoure le sujet.

Sa demande de nullité en mariage a été déboutée en première instance. Puis en appel, le 6septembre. Faute d'avoir été entendu par la justice «qui s'est voilée la face», Laurent Avice, 50 ans, a donc écrit.

Il vient de publier aux éditions Publibook un livre témoignage, pour sensibiliser tous les cœurs à prendre au mariage gris.

Cent quarante pages sur un sujet «politiquement incorrect», qui lui vaut aujourd'hui d'être marié avec une jeune Malgache de 33 ans repartie au pays. Une femme qu'il a rencontrée via Internet. À l'époque, il était seul. Elle, lui promettait l'amour.

Mais « pour la faire venir en France, il fallait se marier sinon rien.» Il se rend donc en Madagascar en février 2008, y reste un mois, et épouse devant le maire - «en dix minutes» écrit-il - celle qui partagera
désormais sa vie.

Le mariage est retranscrit sur le registre français à peine trois mois plus tard. La jeune femme est autorisée à se rendre en France. Elle n'est alors «plus la même.»

En un peu plus d'un an, le couple bat de l'aile. Jusqu'à l'automne 2009. La jeune femme revient «malade» de ses vacances en Madagascar payées par son époux. Andréa - «qui s'appelle en fait Josette» - est enceinte d'un autre : de son mari en Madagascar. «Je me suis alors aperçu que toute sa famille était complice.»

Pour elle, Laurent Avice n'est rien d'autre qu'un vasa«un homme blanc avec de l'argent.» Un mariage lui offre un titre de séjour en France. 
Laurent Avice décide alors de poursuivre, engage un avocat, saisit la justice.
La jeune femme quitte le domicile conjugal en octobre 2009 pour un foyer à Amiens. Mais ce qui semble n'être qu'une formalité s'avère bien plus compliqué.

Andréa invoque des violences conjugales. «Elle se jetait sur moi en espérant que je réplique. Je n'ai jamais rien fait.» Elle porte plainte.
Laurent Avice aussi. Lui est condamné à1000 euros d'amende. «Son avocate m'a fait passer pour un proxénète. C'était affolant.»

Juin 2010, la jeune malgache va jusqu'à faire interner son mari en hôpital psychiatrique. Il y restera «28 jours.» Et quand en avril2011, il est convoqué par la préfecture de région pour confirmer qu'il a rompu - deux ans plus tôt! - avec la jeune Malgache... «On cherchait des fautes de mon côté

S'il a décidé de coucher son histoire sur papier, «ce n'est pas par thérapie.» Mais pour mettre en évidence le fait qu'il était devenu «l'homme à abattre» dans cette affaire.

Il pointe du doigt «le militantisme» des défenseurs de sa femme, avocate en tête. «Elle a produit des documents en première instance qui seraient falsifiés. Je le démontre dans le livre.» Ces documents font aujourd'hui l'objet d'une enquête diligentée par le procureur de la République.

Il égratigne aussi sans la nommer, cette association amiénoise, qui insufflait petits conseils et notions de droit français à la jeune malgache, dans un seul objectif: «Il fallait l'intégrer en France» quitte à «me
faire tomb
er. Je leur reproche leur méthode de travail. Personne n'est jamais venu me voir pour me parler. J'aurais au moins pu donner ma version des faits.»

Il dénonce «le laxisme» des autorités, la faillite de tout un système.
De la préfecture de région qui délivre un permis de conduire à la jeune Andréa sur la base de son permis malgache. «Un permis qu'elle a acheté là-bas 60 euros. Elle ne savait même pas ce qu'était un stop.» Au consulat français en Madagascar.

Il aurait dû «demander à la mairie de Feuquières de me faire passer une udition. Andréa en a passé une en Madagascar. Pas moi à Feuquières. Sans quoi, les autorités se seraient aperçues immédiatement qu'elle mentait. J'ai su après qu'elle disait m'avoir rencontré à Toulouse.»

Laurent Avice en est convaincu : «Si ce livre avait existé à l'époque, je me serais jamais marié.» Aujourd'hui, il l'est. Il n'a pas l'intention de se pourvoir en cassation. «On m'a dit que ce n'était pas la peine de gaspiller mon argent.» Les mariages gris sont difficiles à faire reconnaître. Celui-ci
lui a déjà coûté «11 000 euros» de frais d'avocat, pour le moment.

Dimanche 30 décembre 2012

MATTHIEU HERAULT

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